La gestion des risques informatiques consiste à identifier, évaluer et traiter les risques liés aux systèmes d’information. Face à l’essor des cyberattaques, elle permet aux entreprises de protéger leurs ressources, garantir la continuité des activités et respecter les réglementations. Cet article expose en détail ce qu’est ce processus, ses objectifs, les méthodes à suivre et les mesures à mettre en œuvre pour une stratégie efficace en 2025.

Sommaire

Gestion des risques informatiques : résumé en 5 points

  1. La gestion des risques informatiques est un processus structuré en continu.
  2. Elle s’appuie sur des standards reconnus (NIST, ISO 27005, ISO 31000).
  3. Elle permet de prévenir les cyberattaques, les pannes ou erreurs humaines.
  4. Elle inclut l’identification des risques, leur analyse, leur traitement et leur suivi.
  5. Elle repose sur des mesures techniques et organisationnelles, impliquant toute l’entreprise.

C’est quoi le risque informatique ?

Le risque informatique désigne la possibilité qu’un événement affecte négativement les systèmes d’information, les données ou les infrastructures technologiques d’une organisation. Il regroupe les menaces numériques comme les cyberattaques, mais aussi les risques liés aux pannes, erreurs humaines, ou catastrophes naturelles pouvant perturber la disponibilité, l’intégrité ou la confidentialité des informations. Comprendre ces risques est essentiel pour anticiper les impacts et définir une stratégie efficace de protection des données.

Qu’est-ce que la gestion des risques informatiques ?

La gestion des risques informatiques est une démarche stratégique intégrée dans les processus métiers de l’entreprise qui vise à anticiper et réduire les impacts des menaces sur les systèmes et les données. Elle s’appuie notamment sur :

  • La cartographie des actifs et des menaces, comme les cyberattaques ou failles internes.
  • L’analyse des probabilités et des impacts pour prioriser les risques.
  • L’alignement avec les réglementations (RGPD, ISO 27001/27005, NIS 2, DORA).

Cette démarche permet à l’entreprise de reprendre le contrôle de ses systèmes, prendre des décisions éclairées sur la sécurité, et évoluer en conformité avec les normes.

Processus de gestion des risques informatiques : étapes clés

Ce processus suit généralement une logique en quatre phases, en lien avec les standards internationaux :

  1. Identification des risques : recensement de tous les actifs (systèmes, données, utilisateurs) et des menaces possibles (malware, phishing, panne). L’inventaire des vulnérabilités est également réalisé.
  2. Évaluation et priorisation : chaque risque est noté selon sa probabilité et son impact potentiel, puis classé pour déterminer les priorités.
  3. Traitement des risques : 4 options s’offrent à l’entreprise :
    • Éviter (supprimer la source du risque)
    • Réduire (mettre en place des mesures techniques ou organisationnelles)
    • Transférer (assurance, externalisation)
    • Accepter (pour les risques mineurs)
  4. Suivi et amélioration continue : mise en place d’indicateurs, audits réguliers, tests de pénétration, simulations de cyberincidents, et mise à jour continue de la stratégie.

Méthodologies reconnues et bonnes pratiques

Plusieurs approches permettent de structurer la démarche :

  • ISO 27005, alignée avec ISO 31000, propose un cadre d’amélioration continue PDCA (Plan–Do–Check–Act).
  • Méthodes nationales ou sectorielles comme EBIOS, MEHARI, AMDEC, DICP, adaptables selon le contexte.
  • Le framework NIST qui organise la cybersécurité en cinq domaines : Identifier, Protéger, Détecter, Répondre, Récupérer.

Pourquoi la gestion des risques informatiques est importante en 2025 ?

Les cyberattaques sophistiquées, la digitalisation des activités, les exigences réglementaires, et l’usage généralisé du cloud font de cette gestion un enjeu majeur. Elle permet de minimiser l’impact financier et réputationnel en cas de sinistre, tout en garantissant la continuité des services et la conformité aux normes.

Tableau des objectifs et des étapes de la gestion des risques informatiques

Étape du processusDescription
EncadrementDéfinition du périmètre, des ressources disponibles, des actifs critiques, des exigences réglementaires.
Identification & classificationInventaire des actifs, des menaces, des vulnérabilités. Priorisation selon criticité.
Analyse de la probabilité et impactEstimation chiffrée ou qualitative pour créer une matrice des risques.
Traitement des risquesChoix entre éviter, réduire, transférer ou accepter le risque. Documentation des mesures.
Suivi & amélioration continueAudits, indicateurs clés (KPI), simulations, révisions régulières du dispositif.

Mesures concrètes de protection et conformité

Le traitement des risques repose sur la mise en œuvre de mesures techniques et organisationnelles :

  • Authentification forte (MFA) et contrôle des accès.
  • Patch management régulier pour corriger les vulnérabilités.
  • Segmentations réseau, pare-feu, antivirus, systèmes de détection et de gestion des incidents (SIEM).
  • Sauvegardes immuables pour préserver l’intégrité des données.
  • Formations et sensibilisation des collaborateurs aux bonnes pratiques, notamment contre le phishing.
  • Tests de résilience, simulations de plan de reprise d’activité (PRA).

L’ensemble doit être compatible avec les exigences réglementaires telles que RGPD, ISO 27001/27005, DORA, etc.

Qui devrait mener cette démarche ?

Le RSSI (Responsable Sécurité des Systèmes d’Information) ou le DSI (Directeur des Systèmes d’Information) pilote cette démarche, soutenu par un comité composé des directions métiers, juridique, ressources humaines, etc.

Toutes les entreprises disposant d’un système d’information, quel que soit leur secteur, sont concernées : PME, industries, SaaS, institutions publiques.

Bonnes pratiques à suivre

Avant de déployer votre gestion des risques informatiques, vous devez adopter une démarche rigoureuse et structurée. Voici les recommandations clés pour garantir une efficacité maximale :

  • Instaurer une gouvernance claire et solide : définissez précisément les rôles et responsabilités de chaque acteur impliqué. Assurez-vous que le pilotage soit assuré par une personne compétente, généralement le RSSI ou le DSI, avec un comité transversal associant les directions métiers, juridique, et RH.
  • Allouer des ressources suffisantes et adaptées : prévoyez un budget dédié, du temps, et un accès à des formations régulières pour renforcer les compétences internes. Sans ressources adéquates, la gestion des risques risque de rester superficielle.
  • Désigner un pilote et impliquer les parties prenantes : un pilote clairement identifié doit coordonner l’ensemble des actions. Il est aussi essentiel de mobiliser les équipes métiers pour garantir une compréhension partagée des risques et de leurs impacts.
  • Documenter rigoureusement chaque étape : tenez à jour un dossier complet retraçant l’identification des risques, les mesures mises en œuvre, les résultats des tests et audits. Cette traçabilité facilite le suivi, la conformité réglementaire et la revue régulière.
  • Mettre en place des sauvegardes robustes et régulièrement testées : assurez-vous que des sauvegardes immuables et sécurisées sont en place, permettant une restauration rapide et fiable des données critiques en cas d’incident. Testez continuellement ces procédures pour garantir leur efficacité.
  • Communiquer de manière transparente et régulière : informez fréquemment toutes les parties prenantes des résultats des analyses, des incidents survenus et des actions correctives prises. La communication est un levier clé pour renforcer la vigilance et l’adhésion à la politique de sécurité.
  • Adopter une démarche d’amélioration continue : la gestion des risques n’est pas un processus figé. Intégrez un cycle permanent de revue et d’ajustement basé sur les tests, les retours d’expérience, les évolutions technologiques et réglementaires.

Conclusion

La gestion des risques informatiques est bien plus qu’un simple outil de sécurité : elle est un levier stratégique pour protéger vos systèmes, vos activités, vos données et assurer la pérennité de votre entreprise. En 2025, cette gestion doit être intégrée de manière proactive, continue et alignée sur les priorités métiers et les exigences réglementaires.

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FAQ

1. Quelle différence entre cyber-risque et risque IT général ?

Le cyber-risque concerne les menaces numériques (cyberattaques, phishing), tandis que le risque informatique inclut aussi les pannes, erreurs humaines ou catastrophes naturelles.

2. À quelle fréquence réévaluer les risques ?

Au minimum une fois par an, et dès qu’il y a un changement majeur (nouveaux systèmes, normes, incidents).

3. Quel cadre méthodologique choisir ?

ISO 27005 et NIST sont universels ; EBIOS ou MEHARI sont adaptés aux structures françaises. L’essentiel est la cohérence avec vos objectifs métiers.

4. Qui doit être impliqué dans la gouvernance ?

Le RSSI coordonne, mais les métiers, la DSI, la direction et le juridique doivent être engagés pour valider les priorités et arbitrer les coûts.

5. Comment mesurer l’efficacité du dispositif ?

Via des indicateurs clés (nombre d’incidents détectés, délais de résilience, taux de patch appliqué), audits, tests PRA et simulations d’attaques.